Conférence de Yan Lespoux

Un peu de le 22 août 2012

Vendredi 24 août à 19h00 dans le cadre plus qu’agréable, de la Grange du patrimoine à Montalivet.

Dans le cadre de l’exposition « Gironde occitane » Yan Lespoux donnera une conférence sur Pierre-Louis Berthaud natif de Gaillan en Médoc

Elle s’adresse à tous les publics. (La langue utilisée est majoritairement le français). Merci de diffuser l’information. Los Tradinaires

Yan Lespoux est professeur certifié d’occitan et docteur en histoire contemporaine. Il est membre de l’équipe de Recherche Redòc (Recherche en domaine occitan) au sein du laboratoire LLACS (Langues, Littérature, Arts et Cultures du Sud) de l’Université Paul Valéry (Montpellier III). Il a travaillé sur la revendication en faveur de l’enseignement de l’occitan depuis la Seconde guerre mondiale et le mouvement d’oc de l’Entre-deux-guerres à nos jours. Il consacre actuellement ses recherches à la personne de Pierre-Louis Berthaud et à la manière dont le mouvement occitaniste moderne appréhende l’histoire de l’Occitanie.

Pierre-Louis Berthaud par Yan Lespoux, Vendredi 24 août, 19h00, Grange du patrimoine, Avenue Jean Moulin, 33930 Montalivet

Festival Occitan Mascaret

Un peu de , , , le 3 août 2012

MASCARET : Festival Occitan de Bordeaux

Qui a dit que Bordeaux a perdu son âme occitane ? Ville majeure au ras de la frontière linguistica entre oïl et òc, en territoire gascon, mais si proche du languedocien et du limousin, ouverte sur l’Atlantique,… C’est vrai qu’avec tout cela, elle a su magnétiser des influences diverses. Bordeaux est une métropole linguistique, donc ouverte en grand sur l’Occitanie.

Tout au long de la première quinzaine d’octobre, l’Ostau Occitan-IEO33 invite l’Occitanie a reprendre ses marques en Gironde à l’occasion du tout jeune festival Mascaret.

Pour en savoir plus, consultez le programme !

Bordeaux, Ville gasconne

Un peu de , , , le 2 août 2012

À Bordeaux, les plaques de rues sont ici pour nous rappeler le passé gascon de la ville, au moins au Moyen-Âge. Déjà, dans la vie de chaque jour de tout Bordelais : Pèir Berland, Sent Cristòli, la Bastida, pòrta Calhau… peu de gens doivent savoir que cela est occitan…
rue du CancéraVoyons les rues : les sonorités gasconnes se trouvent principalement dans la ville médiévale (délimité par le cours de l’Intendance, le cours d’Albret, et le cours Victor Hugo, ancien Fossat daus Carmes) et les faubourgs (Sent Miquèu, los Chartrós…).
Il faut citer les ruas Permentada (= pavada), Maucodinat, de las Alaudetas (au XIV° siècle, rua deu Putz deus Alaudats), daus Alamandèirs (= amandèirs), dau Cancerar, Cauça Roja, daus Caperans (rua Pèir Macau au Moyen-Âge), de la Fusteria (=menuiserie ; au Moyen-Âge, elle était divisée en rua de las Salinèiras, de la Fusteria, de la Grava, Carpentèira e Sent Miquèu), Jan Santz (« Gensan » en français), Guirauda, dau Har (au XV° siècle, rua de la Tornapica deu Far), l’Auradèir, Leitèira (connue ainsi dès 1254), de Margaus, Maubèc, Mautrèit (« Mautrec » en français), daus Menuts, dau Miralh, Monadèir, Nèva, de l’Ome Mòrt, de las Palancas (avant, rua deu Molin de Sent Andriu), daus Pontets (en 1427, rua deus Pontet de las Salinèiras ou deu Puiadeir), Pòrta Dijaus, dau Putz daus Casaus, dau Putz de Cujòlas (devenue …«Despujols » en français), de la Rossèla (mentionnée au XII° siècle !), Sent Elègi, Sent Jacmes, Sent Remèdi, Sent Simeon, Sòr Menuda (dite de las Menudas pròishe l’Olme de Papon), de Solèir, Tomba l’Òli, Traversana ; l’andròna Maucoihada ; le cai de las Queirias ; les plaças Sent Pèir et Sent Progèit (une des plus vieilles de Bordeaux).

Un peu d’étymologie…

Le nom de la rua de las Èiras viendrait, selon Courteault, du lieu où elle est née, qui était une région de palus. Mais il viendrait plutôt, selon d’autres sources, du latin area, « emplacement à bâtir ».

rue des Ayres

Au contraire de ce que nous venons de voir, quelques rues avec un nom occitan se rapportent à un nom de personne (Barrèira, Tausiar, Pèiracava, Mestresat…).

La rua Senta Caterina avait plusieurs nom au Moyen-Âge, quand elle n’était pas si droite qu’aujourd’hui. De la place de la Comedia à la rua Pòrta Dijaus, c’était la rua Pòrta Medòca ; jusqu’à Sent Progèit, granda rua Sent Progèit puis rua Banqueria ; jusqu’à avant le cors d’Alsaça e Lorrena, rua de las Tres Marias ; jusqu’à la rua de las Èiras, rua de la Cadena ou rueta deu Molin de la Cadena ; jusqu’au cors Victor Hugo, rua deu Cahernan ou Caifernan ; jusqu’à la plaça Sarrail ( = Putz daus Augustins), rua Bohaut ; enfin, rueta Sent Julian.
Aussi, certains lieux à l’extérieur de la vieille ville portent des noms gascons qui correspondent à d’anciens domaines ou terres cultivées. Par exemple, la rua d’Auvidèir (autrefois a l’Avidèir ou a Sarporar), le passatge Cantacrit (maine de Canta Grith), la ciutat Gratacap (a Grata Cap, au XIII° s.), la rua dau Junc, la rua de Ladors (maine de Lador daus Arcs, dans le vallon de l’estey de Ladors), avinguda de la Ròca, ruas Maucalhau, Barralh Brutlat, dau Petit Miòt, Pèira Blanca, dau Serporar ; avinguda daus Quaranta Jornaus

Souvent, les chemins -dont le nom était avant tout descriptif- portaient le nom du lieu où ils menaient : ainsi, nous avions la grand rua de Bècgla (rua de Bègla), le camin de Solac (rua Font d’Audèja), le camin de Sent Laurent d’Escuras (rua Mouneyra), la granda rua (ou camin) de Pessac (rua de Pessac), le camin de Sent Nicolas au Sablonar (rua de las Sablèiras), le vielh (ou grand) camin de Tolosa (cors de la Somme), le vielh camin de Brujas (rua de Tivoli), le grand camin nèu de Tolosa (cors de l’Yser). La rua Charles Marionneau, elle, portait de petit nom de… rueta per on l’òm va de la glèisa Sent Seurin au pui de Pont Long e a Pont Long.

Gabrièu Balloux.

Article publié dans Lo Sarmonèir, n°9

Forum des des langues de France – Langon – 23 juillet 2012

Un peu de , , le 17 juillet 2012

Présidé par Martine Faure, députée de Gironde et ancienne présidente du Groupe d’études sur les langues régionales de l’Assemblée nationale, le Forum des langues de France, créé en juillet 2009 suite à la modification de la Constitution française de juillet 2008 (article 75-1 : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ») a pour objectif d’examiner les politiques linguistiques de l’État et des collectivités territoriales.

Initiative unique en France, ce Forum, qui accueille des représentants de nombreuses régions et langues, a permis, depuis sa création, des échanges nourris et constructifs entre les différents acteurs : gouvernement (via la Délégation générale à la langue française et aux langues de France), parlementaires (députés et sénateurs), élus du territoire, responsables associatifs, juristes, enseignants, parents d’élèves, journalistes, militant  et citoyens. Il a notamment contribué à l’élaboration d’un texte qui a servi de base à la rédaction de deux propositions de loi qui ne furent cependant, en raison du contexte politique de ces derniers mois, jamais présentées.

Cette 4ème édition s’inscrit dans un contexte politique particulier. En effet, l’engagement du candidat Hollande à ratifier la charte européenne des langues régionales et minoritaires et la situation politique inédite depuis 1958 (un Président de la République socialiste et une majorité de gauche au Sénat et à l’Assemblée Nationale) ouvrent des perspectives nouvelles quant à la promotion des langues régionales en France.

Cette 4ème édition du Forum des langues de France entend donc continuer de contribuer au débat public sur les langues régionales en France, à inciter à dépasser la simple reconnaissance patrimoniale de l’article 75-1 et à favoriser l’élaboration d’une vraie politique de soutien, de promotion et de développement des langues de France. Elle examinera notamment les questions de la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires et du vote d’une loi-cadre permettant de donner un contenu législatif précis à la modification constitutionnelle de 2008, abordera les politiques publiques des Collectivités territoriales en mettant en perspective des expériences locales, départementales et régionales, traitera de la question de l’enseignement des langues régionales, qu’il s’agisse de l’initiation, de la parité horaire ou de l’immersion.

09h30 Accueil des participants

10h00 Ouverture du Forum

Charles Vérité, Maire de Langon
Martine Faure, députée de Gironde, ancienne présidente du groupe d’étude sur les langues régionales à l’Assemblée Nationale, présidente du Forum des Langues de France
Patrick Lavaud, directeur des Nuits Atypiques, initiateur du Forum des langues de France

10h45 Table ronde « La politique linguistique nationale : Ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires et vote d’une loi« 

Véronique Bertile, maître de conférences en Droit public à l’Université Montesquieu-Bordeaux IV
Martine Faure, députée de Gironde, présidente du Forum des langues de France
Paul Molac, député du Morbihan, ancien vice-président de la Flarep (Fédération pour les langues régionales dans l’enseignement public)
Claude Bérit-Débat, sénateur de la Dordogne (sous réserve)
David Grosclaude, conseiller régional d’Aquitaine, président de la commission Langues régionales à l’Association des régions de France

14h00 Table ronde « Les politiques linguistiques des collectivités territoriales« 

David Grosclaude, conseiller régional d’Aquitaine, président de la commission Langues régionales à l’Association des régions de France
Jean Ganyaire, conseiller général de la Dordogne, délégué à la langue et culture occitanes
Jaume Roure, conseiller municipal de Perpignan, délégué aux affaires catalanes

16h00 Table ronde « La question de l’enseignement: initiation, parité horaire et immersion« 

Yann Lespoux, délégué de la Felco (Fédération des enseignants de langue et culture d’oc)
Bernadette Fournié, présidente d’Oc-Bi Aquitaine (Association pour la promotion du bilinguisme français-occitan dans l’enseignement public)
Paxkal Indo, président de Seaska (fédération des écoles immersives en langue basque), membre d’Eskolim (Fédération nationale des écoles associatives immersives
Anna-Vari Chapalain, directrice de Diwan (réseau des écoles immersives en breton), d’Eskolim (Fédération nationale des écoles associatives immersives)

18h00 CLÔTURE DU FORUM

La Clau d’òc: Emission de radio bordelaise sur la culture occitane

Un peu de , le 19 juin 2012

Désolé, cet article est seulement disponible en Occitan.