École et langue occitane (et aussi catalane, bretonne, alsacienne, corse,…)

Un peu de , , le 25 mars 2016

Il est devenu commun de se désoler de l’état du système éducatif en France. Mais qu’en est-il vraiment? Antoine Prost, historien de l’éducation, signait dans Le Monde du 20 février 2013 un article intitulé «Le niveau scolaire baisse, cette fois-ci c’est vrai!» Sans prendre de gants, il y énumérait le net fléchissement du système actuel dans différentes enquêtes.

«Il faut pourtant sonner le tocsin. Tous les indicateurs sont au rouge. Dans les fameuses enquêtes PISA, la France est passée entre 2000 et 2009, pour la compréhension de l’écrit, du 10e rang sur 27 pays au 17e sur 33. La proportion d’élèves qui ne maîtrisent pas cette compétence a augmenté d’un tiers, passant de 15,2%, à 19,7%. En mathématiques, nous reculons également et nous sommes dans la moyenne maintenant, alors que nous faisions partie du peloton de tête. […] Et pour ne pas risquer d’être mal jugés, nous nous sommes retirés de l’enquête internationale sur les mathématiques et les sciences. […] Voici une autre enquête internationale qui, elle, fait référence aux programmes scolaires (Pirls). Elle porte sur les compétences en lecture après quatre années d’école obligatoire, donc à la fin du CM1. En 2006, sur 21 pays européens, la France se place entre le 14e et le 19e rang selon les types de textes et les compétences évaluées. Les enquêtes nationales vont dans le même sens. Le ministère a publié une synthèse des évaluations du niveau en CM2 de 1987 à 2007 (note d’information 08 38). Si le niveau est resté stable de 1987 à 1997, il a en revanche nettement baissé entre 1997 et 2007. Le niveau en lecture qui était celui des 10% les plus faibles en 1997 est, dix ans plus tard, celui de 21% des élèves. La baisse se constate quelles que soient les compétences. A la même dictée, 46% des élèves faisaient plus de 15 fautes en 2007, contre 21% en 1997.»
Céline Alvarez, ancienne institutrice de l’éducation nationale qui s’est faite connaître en couplant pédagogie Montessori et recherche en sciences cognitives, déclarait récemment «d’après un rapport du Haut Conseil de l’éducation, 40% d’enfants sortent chaque année du CM2 avec des lacunes qui les empêcheront d’avoir une scolarité normale au collège.» Alors même que l’OCDE indique dans ses rapports sur l’éducation que «les systèmes performants sont aussi ceux qui offrent des salaires élevés à leurs enseignants, surtout dans les pays au niveau de vie élevé» on constate qu’en 2012 «le salaire moyen des professeurs des écoles français est de 17% inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE» et, en particulier, ils gagnent 54% de moins que leurs voisins allemands… En ce qui concerne le taux d’encadrement, une note du Centre d’analyse stratégique, organisme rattaché à Matignon, précise en 2011 que la France est le pays qui possède le plus faible nombre de professeurs par élève parmi les 34 membres de l’OCDE. Pourtant on aurait tort de croire que les causes soient toutes liées au passé récent, même s’il est vrai qu’il est difficile de faire évoluer un système de plus de 6750000 d’élèves du premier degré qui se pense aussi uniforme et national. Le sociologue François Dubet, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, souligne que «la longue sédimentation des traditions scolaires napoléonienne et républicaine ne pousse guère à l’innovation, perçue comme une rupture de l’unité de l’école» et il ajoute que «notre système éducatif – surtout l’enseignement secondaire – s’est construit à partir du Premier Empire de façon très centralisée, renchérit l’historien Claude Lelièvre, et ce non pas en vue de l’égalité mais pour que “l’Etat fasse nation”, comme le disait Napoléon Ier.» Dans un tel contexte, on ne peut être surpris de constater que bon nombre de familles soient en demande d’une autre école, loin des contraintes d’uniformité d’un système de si grande taille, et donc plus en phase avec la réalité de l’enfant. Car partout les expériences se multiplient et sont le fruit de pionniers lassés d’attendre que la rue de Grenelle bouge enfin. Céline Alvarez et son approche Montessori ont été évoquées mais il y a aussi la pédagogie Freinet, celle-là même choisie par le réseau d’écoles occitanes Calandreta qui scolarise 3600 enfants dans 3 collèges et 62 écoles qui vont de Pessac, près de Bordeaux, jusqu’à Nice. Cette école a choisi de coupler pédagogie active et bilinguisme précoce. Car comme le dit un article de Cerveaux & Psycho d’octobre 2014 intitulé «être bilingue : une chance pour les enfants», il s’avère que «quand un enfant maîtrise deux langues valorisées dans la société où il vit, il développe de meilleures capacités cognitives, linguistiques et est plus performant à l’école qu’un jeune monolingue.» Un autre article de décembre 2011 «Enfants bilingues : un avantage indéniable» détaille des gains significatifs chez le jeune bilingue en créativité, flexibilité mentale, mémoire et capacité d’abstraction. Ainsi à la question: l’occitan ça sert à quoi? (question à laquelle tout parent qui inscrit son enfant dans une école occitane doit savoir répondre) la réponse ne peut qu’être: l’occitan ça sert à tout! Car dans toute école bilingue, la deuxième langue est un outil pédagogique en soi dont ne dispose pas l’école monolingue. De plus la majorité des singularités orthographiques françaises sont signées oralement en occitan et, dans la mesure où elles se prononcent, l’enfant est guidé par un fil logique dans son apprentissage de la langue française. Le principe est le même avec d’autres langues latines telles le catalan et le corse. Quant aux langues comme le breton, l’alsacien, le basque, … les concepts sur lesquels elles reposent aident l’enfant à développer plus encore ses capacités d’abstraction.


Il serait injuste de dire que l’Éducation nationale reste totalement à l’écart d’un tel mouvement, comme en témoigne l’existence de classes bilingues français-occitan. Il convient toutefois de préciser que de telles initiatives sont très isolées, à titre d’exemple la Gironde ne compte que deux écoles qui se sont lancées dans l’aventure alors qu’il s’agit du département le plus grand de France métropolitaine en superficie et le 6ème en terme de population! Gilbert Dalgalian, psycho-linguiste spécialisé dans les apprentissages précoces de langues, ancien expert UNESCO en technologies éducatives s’est intéressé à leurs performances:

«L’éducation nationale, à un moment donné, non seulement s’est intéressée à la question du bilinguisme mais a fait des évaluations parce qu’elle ne pouvait pas se lancer dans cette initiative de filière publique bilingue si il n’y avait pas d’évaluation préalable. Les évaluations n’ont pas porté sur la langue régionale mais sur le français et les mathématiques et là, surprise … Les évaluations ont donné de petits écarts dès le CP, toujours au profit des moyennes des classes bilingues comparées aux classes monolingues de même âge et de même niveau, mais de petits écarts dont on ne peut tirer grand chose. Puis les écarts au CE1-CE2 se sont creusés un petit peu mais là aussi on n’a pas voulu tirer trop prématurément de conclusions. Et puis d’un seul coup au CM1-CM2 on a vu que les écarts étaient devenus énormes, dans tous les cas très importants, et les moyennes des classes bilingues étaient systématiquement supérieures en français et en mathématiques aux moyennes des classes monolingues, de même âge et de même niveau.»

Mais de telles initiatives peuvent parfois se heurter à de profonds verrous psychologiques. Ainsi un article du 11 février 2015 de la Depêche relatait qu’«il n’est pas banal de rencontrer une manifestation contre l’ouverture d’une classe bilingue français/occitan» et détaillait celle de Cambon dans le Tarn. La France est-elle le seul pays où des parents peuvent manifester pour une approche pédagogique objectivement moins performante? (Et qui concerne leurs propres enfants) Car comme le dit le Professeur Dalgalian:

«Grâce aux images IRM du cerveau on peut expliquer les facilités des enfants bilingues en langues et calcul : on constate en effet que l’aire de Broca est plus développée chez eux que chez l’enfant monolingue. L’aire de Broca, qui est située dans la zone préfrontale gauche s’occupe de tout ce qui est automatique en langue et de tout ce qui est formel, l’ordre des mots et les conjugaisons. Tout ça acquis quand on est petit a été automatisé et les automatismes sont stockés et gérés dans l’aire de Broca qui nous permet l’accès à la complexité et l’abstraction sans nous embarrasser l’esprit de la mise en forme qui y est faite automatiquement. On voit que la zone de Broca chez un enfant bilingue est plus grosse et intégrée et gère les deux langues donc il est plus performant que le monolingue qui lui a une zone plus petite, ou même chez le bilingue tardif qui a deux Broca mais qui sont construits séparément et donc il est tributaire d’un allez-retour volontaire et conscient. Chez le bilingue précoce on peut passer librement d’une langue à l’autre en reformulant librement son vécu.»
Claude Hagège, Professeur au Collège de France, parle dans son ouvrage «L’enfant aux deux langues» du seuil fatidique des 10-11 ans. En effet, il n’est nul besoin d’être un expert pour comprendre que les langues doivent s’acquérir tôt. Pourtant le système traditionnel attend que l’enfant ait 11 ans pour faire intervenir un professeur spécialisé dans leur apprentissage… Il fonctionne donc à contre-courant du développement de l’enfant!
Malgré la présence active de blocages psychologiques et institutionnels, la nécessité de construire un système éducatif performant a remis en selle la langue occitane et ses consœurs. S’appuyer sur ces langues pour développer le bilinguisme précoce permet non seulement de le faire à un coût défiant toute concurrence, mais aussi d’avoir des enfants qui trouveront mieux leur place dans un monde globalisé et une Europe multilingue et multiculturelle. Loin de constituer une opposition, local et global sont les deux extrémités d’un même ensemble cohérent, car comme le stipule le dicton «Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut.»

V.Delòs

capalasmats

Escòla e lenga occitana (e tanben catalan, breton, alsacian, còrsa, …)


Uei lo dia, qu’ei comun de lamentà’s sus l’estat deu sistèma educatiu francés. Mes on n’èm concrètament? Antoine Prost, istorian de l’educacion, que signava en Le Monde deu 20 de heurèr de 2013 un article titolat «Lo nivèu escolari que baisha, e aqueste còp b’ei vertat!» Suu huec, qu’i enumerava la devarada deu sistèma actuau en diferentas enquèstas.
«Totun que cau har lo tòca-senh. Tots los indicators que son au roi. En las plan conegudas enquèstas PISA, la França que passè entre 2000 e 2009, per çò que concerneish la compreneson de l’escriut, deu 10au reng sus 27 país au 17au sus 33. La proporcion d’escolans qui ne mestrejan pas aquesta competéncia que creishó d’un tèrç, en passar de 15,2%, a 19,7%. En matematicas, qu’arreculam tanben e que n’èm a la mejana adara, mentre que hasèvam partida deus miélhers. […] E entà ne pas arriscar d’estar malament jutjats, que’ns èm retirats de l’enquèsta internacionau sus las matematicas e sciéncias. […] Ací qu’ei ua auta enquèsta internacionau qui hè referéncia aus programas escolaris (Pirls). Que tracta de las competéncias en lectura après quatre annadas d’escòla obligatòria, donc a la fin deu CM1. En 2006, sus 21 país europèus, França que’s situa entre lo 14au e 19au reng segon lo tipe de tèxte e las competéncias evaluadas. Las enquèstas nacionaus que van tà la medisha direccion. Lo ministèri que publiquè ua sintèsi de las evaluacions deu nivèu en CM2 de 1987 a 2007 (nòta d’informacion 08 38). Se lo nivèu demorè estable de 1987 a 1997, en cambi qu’a plan baishat entre 1997 e 2007. Lo nivèu en lectura deus 10% los mei febles en 1997 que representa, detz ans mei tard, 21% deus escolans. La baisha que’s constata quaus que siin las competéncias. A la medisha dictada, 46% deus escolans que hasèvan mei de 15 fautas en 2007, contra 21% en 1997.»
Céline Alvarez, anciana regenta de l’educacion nacionau que s’a hèit conèisher en coplar pedagogia Montessori e recèrca en sciéncias cognitivas, que declarava recentament «segon un rapòrt deu Haut Conselh de l’educacion, 40% deus mainats que sorteishen cada anada deu CM2 dab mancas que’us empacharàn d’aver ua escolaritat normau au collegi.» Mentre que l’OCDE indica en los sons rapòrts sus l’educacion que «los sistèmas competitius que son tanben los qui balhan salaris hauts aus ensenhaires, mei que mei en los país de haut nivèu de vita» que constatam qu’en 2012 «lo salari mejan deus regents francés qu’ei 17% inferior a la mejana deus país de l’OCDE» e, en particular, que ganhan 54% de mensh que los lors vesins alemands… Per çò que concerneish lo taus d’escolans per regent, ua nòta deu Centre d’analisi estrategica, organisme estacat a Matignon, precisè en 2011 que la França qu’ei lo país deu quau nombre d’ensenhaire per escolans qu’ei lo mei feble deus 34 membres de l’OCDE. Totun qu’averem tòrt de créder que las causas siin totas ligadas au passat recent, quan ei vertat qu’ei deus mauaisits de har cambiar un sistèma de mei de 6750000 d’escolans deu purmèr grad que’s pensa tant unifòrme e nacionau. Lo sociològue François Dubet, director d’estudis à l’Escòla deus hauts estudis en sciéncias sociaus, que hè notar que «la longa sedimentacion de las tradicions escolàrias napoleonianas e republicana ne honha pas guaire a l’inovacion, percebuda com ua ruptura de l’unitat de l’escòla» e qu’ajusta que «lo noste sistèma educatiu – sustot l’ensenhament secondari – que’s bastíi a partir deu Purmèr Empèri de faiçon hèra centralisada, susditz l’istorian Claude Lelièvre, e aquò non pas en vista de l’egalitat mes per que “l’Estat hasqui nacion”, com ac disèva Napoleon Ier.»
En un tau contèxte, ne podem pas estar susprés de constatar que numerosas familhas demandin ua auta escòla, luenh de las constrentas d’uniformitat d’un sistèma de talha tan grana, e donc mei en acòrd dab la realitat deu mainat. Per’mor que pertot las experiéncas que’s multiplican e son lo frut de precursors harts d’esperar que, fin finau, la carrèra de Grenelle que’s bolegui. Céline Alvarez e lo son apròchi Montessori qu’an estat evocadas mes i a tanben la pedagogia Freinet, causida per lo hialat d’escòlas occitanas Calandreta qu’escolarizan 3600 mainats en 3 collegis e 62 escòlas que van de Peçac, au ras de Bordèu, dinc a Niça. Aquesta escòla a causit de coblar pedagogia activa e bilingüisme precòç. Per’mor que com ac ditz un article de Cerveaux & Psycho d’octobre de 2014, intitulat «Estar bilingüe : ua sòrta taus mainats», que’s confirma que «quan un mainat mestreja duas lengas valorizadas en la societat on viu, que desvolopa miélhers capacitats cognitivas, lingüisticas e qu’ei mei competetiu a l’escòla qu’un mainat monolingüe.» Un aute article de deceme de 2011 «Mainats bilingües : un avantatge indenegable» que desteca ganhs significatius en çò deu joen bilingüe en creativitat, flexibilitat mentau, memòria e capacitat d’abstraccion. Atau a la qüestion: l’occitan a que serveish? (qüestion a la quau tot pair qu’inscriu lo hilh en ua escòla occitana que deu saber respóner) la responsa ne pòt qu’estar: l’occitan que serveish a tot! Per’mor qu’en las escòlas bilingüas, la dusau lenga qu’ei un aperet pedagogic en si medish deu quau l’escòla monolingüe ne pòt pas dispausar. De mei la majoritat de las singularitats ortograficas francesas que son signadas oraument en occitan e, per tant que’s prononciin, lo mainat qu’ei miat per un hiu logic en lo son aprenedissatge de la lenga francesa. Lo principi qu’ei lo medish dab autes lengas latinas com lo catalan e lo còrs. Per çò de a las lengas com lo breton, l’alsacian, lo basc, … los concèptes sus los quaus emparan qu’ajudan lo mainat a desvolopar enqüèra mei las soas capacitats d’abstraccion.
Díser que l’Educacion nacionau que demòra totaument a despart d’un tau movement que seré injust, com ac prova l’existéncia de las classas bilingüas francés-occitan. Totun que cau precisar que taus iniciativas que son hèra isoladas, per exemple la Gironda ne pòt comptar que duas escòlas mentre que s’ageish deu despartement lo mei gran de França metropolitana en superficia e lo 6au quan se tracta de la populacion! Gilbert Dalgalian, psicolingüista  especializat en los aprenedissatges precoces de lengas, ancian expèrt UNESCO en tecnologias educativas que s’ei interessat a las lors qualitats tecnicas:
«L’educacion nacionau, a un moment, non solament que s’ei interessada a la qüestion deu bilingüisme mes tanben que hasó evaluacions pr’amor que ne podèva pas avia’s en aquesta iniciativa de cordèra publica bilingüe se n’i avèva pas d’evaluacion preliminara. Las evaluacions ne portèn pas sus la lenga regionau mes suu francés e las matematicas e aquí, suspresa… Las evaluacions que balhèn petits escarts tanlèu com lo CP, tostemps au profieit de las mejanas de las classas bilingüas comparadas a las classas monolingüas de medish atge e de medish nivèu, mes petits escarts deus quaus ne podem tirar guaire causas. Puish los escarts deu CE1-CE2 que creishèn drin mes ne volon pas tanpauc tirar tròp davant d’òra conclusions. E fin finau, au CM1-CM2 que vedon que los escarts qu’èran deus grans, en tots los cas hèra importants, e las mejanas de las classas bilingüas qu’èran sistematicament superiors en francés e en matematicas a las mejanas de las classas monolingüas, de medish atge e de medish nivèu.»
Mes, a còps, pregonds varrolhs psicologics que hèn puisheu ad aquestas iniciativas. Atau un article deu 11 heurèr de 2015 de la Depêche que relatava que «n’ei pas banau d’encontrar ua manifestacion contra l’obertura d’ua classa bilingüa francés/occitan» e destacava la de Cambon en lo Tarn. La França que seré l’unic país on pairs pòden manifestar per ua tecnica pedagogica objectivament mensh competitiva? (E que concerneish los lors pròpis hilhs) Car com ac ditz lo Professor Dalgalian:
«Gràcia a las imatges IRM deu cervèth que podem explicar las facilitats deus mainats bilingües en lenga e calcul : en hèit que constatam que l’aira de Broca qu’ei mei desvolopada en eths qu’en lo monolingüe. L’aira de Broca, qu’ei situada en la zòna prefrontau esquerra que s’acuenta de tot çò qu’ei automatic en lenga e de tot çò qu’ei formau, l’òrdi deus mots e las conjugasons. Tot aquò qu’ei automatizat si estó aquesit de petit, e los automatismes que son enterpausats e gerits en l’aira de Broca que’ns permeten l’accès a la complexitat e l’abstraccion shens embagatjà’ns l’esperit dab la mesa en fòrma qu’i ei hèita automaticament. Que’s ved que la zòna de Broca deu mainat bilingüe qu’ei mei grossa et integrada e administra las duas lengas donc qu’ei mei competetiu que lo monolingüe qu’a ua zòna mei petita, e quitament mei competetiu que lo bilingüe tardiu qu’a dus Broca mes que son bastits separadament e donc qu’ei tributari d’un anar e tornar volontari e conscient. Dab lo bilingüe precoç que’s pòt passar librament d’ua lenga a l’auta.»
Claude Hagège, Professor au Collegi de França, que parla en lo son libe «Lo mainat dab duas lengas» deu lindau fatidic deus 10-11 ans. En hèit, n’i pas cap besonh d’estar un expèrt entà compréner que las lengas que’s deben aquesir lèu. Totun lo sistèma tradicionau qu’espèra que lo mainat agi 11 ans entà implicar un professor especializat en lo son apprenedissatge… Que fonciona donc a contra-corrent deu desvolopament deu mainat!
Au despieit de la preséncia activa de blocatges psicologics e institucionaus, la necessitat de bastir un sistèma educatiu competetiu qu’a tornat hicar en sèra la lenga occitana et las soas consòrs. Emparà’s sus aquestas lengas entà desvolopar lo bilingüisme precoç que permet non solament d’ac har a un còst des·hidant tota concurréncia, mes tanben d’aver mainats que trobaran miélher la lor plaça en un monde globalizat e ua Euròpe multilingüe e multiculturau. Luenh de constituar ua oposicion, lo locau e lo globau que son las duas extremitats d’un medish ensemble coerent, car com ac ditz l’arreproèr «Los arbos dab arraditz pregondas que son los que pujan haut.»

V.Delòs

L’intolérable éditorial de Christophe Barbier ou les conséquences de l’inégalité des langues

Un peu de , le 15 February 2016

Les Corses opteront-ils pour le suicide en réclamant l’indépendance? (éditorial de C. Barbier publié dans l’Express)

Débat Commedia Christophe Barbier crop

Le 28 juillet 1885 Jules Ferry prononça à l’Assemblée nationale son discours sur les races inférieures et supérieures et s’exprima en ces termes:

“Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. [...] Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures.”

Même à l’époque un tel discours était osé et, avant la brillante réplique donnée deux jours plus tard par Clémenceau, c’est Maigne qui riposta immédiatement dans l’hémicycle: “Oh! Vous osez dire cela dans le pays où ont été proclamés les droits de l’homme!”. Puis il fut suivi par de Guilloutet: “C’est la justification de l’esclavage et de la traite des nègres!”

Ces références à 1789 et 1848 étaient fort justes, car même si elle fut un état esclavagiste, raciste et colonialiste, la France se distingua particulièrement dans le combat de l’émancipation de l’homme. Et, passant des problématiques de race à celles de religion, elle sut aussi développer le concept de laïcité. L’affaire Dreyfus, la loi de 1905, le travail entrepris autour de la Shoah permirent de prendre le pas sur cette vieille souche antisémite française qui fut particulièrement active à certains moments de l’histoire de ce pays – on se souvient de Simone Veil qui racontait comment elle devait cacher son insigne de scout juive dans les transports en commun du Nice des années 30. Si la France put traiter en profondeur les problèmes touchant à la race et la religion, il n’en fut pas de même pour les langues et les cultures. Ainsi on ne peut être surpris de retrouver dans la bouche de l’éditorialiste de l’Express (Christophe Barbier 22/12/2015) ce vieux mélange de sentiment de supériorité et de paternalisme:

“Aux cultures basque, bretonne, alsacienne, picarde ou berrichonne, celle qui prospère à Bastia, Ajaccio ou Corte n’a rien à envier. Mais la culture française, mélange et transcendance de ces apports régionaux, est d’un ordre infiniment supérieur.”

La juxtaposition des mots “infiniment” et “supérieur” pourrait prêter à sourire si tout l’éditorial n’était pas aussi problématique pour le fait corse. Linguistiquement d’abord, le corse est pour Christophe Barbier “un dialecte chaleureux et chantant, peu propice aux envolées oratoires tout en atteignant parfois de touchants accents de gravité.”

Curieuse façon de catégoriser les langues… Comme le dit Ngalasso Mwatha, Professeur de sociolinguistique et de linguistique à l’Université Michel de Montaigne:

“Aujourd’hui on admet généralement que chaque langue organise la pensée et dit le monde d’une façon propre, et que toutes les langues peuvent tout dire avec des moyens différents mais tout aussi efficaces.”

La vision de Christophe Barbier n’est finalement pas loin de la définition du Nouveau Petit Robert de la Langue française de 2009 qui donne le mot patois comme un “parler local, dialecte employé par une population généralement peu nombreuse, souvent rurale et dont la culture, le niveau de civilisation sont jugés inférieurs à celui du milieu environnant (qui emploie la langue commune)”.

Et, comme dans la définition du dictionnaire, l’éditorialiste passe de la langue à la culture:

“Seules la langue et la culture françaises ont accédé à l’universel. Il n’y a pas de Voltaire ni de Hugo corses, et c’est le français que l’on entend dans les cénacles olympiques, grâce à Coubertin, comme dans les travées des Nations unies, grâce à de Gaulle.”

Faut-il rappeler que dès septembre 1793 la Terreur des jacobins définit l’éradication des “parlers locaux” comme un objectif politique? Comme le disent les députés Urvoas et Jung dans leur essai “Langues et cultures régionales : en finir avec l’exception française”, tout ceci a “largement contribué à forger le surmoi jacobin qui, pour le grand malheur des langues et cultures régionales, imprègne encore largement la haute administration et la classe politique françaises.” Les parlementaires vont jusqu’à parler de 5 siècles de discrimination dont la loi Deixonne sera le premier réel contrefeu en 1951 même si, disent-ils, la représentation nationale, dans les années 1950-1970, reste massivement et parfois violemment hostile aux langues régionales” et que “le pouvoir exécutif, enfermé dans ses vieux réflexes anti-patois, ne donne guère l’exemple”. Et pourtant, la langue corse ne figurait pas dans la loi Deixonne et dut attendre 1974 pour faire son entrée dans l’enseignement. On voit mal comment dans ces conditions une autre langue que le français pourrait se développer… Loin de vouloir excuser, comprendre ou réparer – n’est-ce pas là le propre de celui qui défend des valeurs universelles? N’est-ce pas là la vraie attitude de l’homme civilisé? – l’éditorialiste poursuit avec un certain cynisme en estimant que la Corse ne saurait en aucun cas se suffire à elle-même : langue “dialecte”, culture d’un ordre inférieur à la française, elle est aussi économiquement dépassée car “indépendante, elle ne pourra devenir qu’un paradis fiscal inondé d’argent sale et doublé d’un vaste écomusée pour hordes de touristes” et sera à nouveau “un confetti encombré de chèvres et de châtaigniers”.

L’historien Patrick Weil est bien plus éclairé lorsqu’il définit l’égalité des droits comme ce qui fut le premier moteur de construction de la nation française et, de nos jours, c’est l’égalité des langues et des cultures qui permettra à Paris et à la Corse de trouver une relation aussi apaisée qu’équilibrée. Un tel éditorial, avec ses concepts d’infériorité et de supériorité, semble surgir d’un passé révolu et ne peut que desservir son propre objectif en accroissant le désir d’émancipation des Corses. Car si l’homme du XIXème a vécu dans un système lui faisant intérioriser et admettre l’infériorité de sa langue et sa culture, celui du XXIème n’est plus dupe de rien. Et plus le temps passera, plus se développera une conscience corse à laquelle désormais plus rien ne fait obstacle. Et une telle conscience, poussée par l’exécutif local, aura le plus grand mal à définir sa place dans un carcan dérivé du jacobinisme. D’autant plus que cet exécutif ne cessera de s’appuyer sur l’esprit de la Convention internationale des Droits de l’Enfant et  la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, toutes deux signées par la France mais jamais vraiment appliquées. Que vaut donc la signature de la France en ce domaine? Renan disait:

“L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation.”

Le temps est venu désormais de savoir si on souhaite l’inscrire dans une optique égalitaire et humaniste ou bien si on persiste dans un système fondé sur une hiérarchie héritée de la Terreur.

V.Delòs

L’editoriau a non pas pérmeter de Christophe Barbier o las consequéncias de l’inegalitat de las lengas

Les Corses opteront-ils pour le suicide en réclamant l’indépendance? (éditorial de C. Barbier publié dans l’Express)

Lo 28 de julhet de 1885 Jules Ferry que prononciè a l’Amassada nacionau lo son devís sus las raças inferioras e superioras, e que s’exprimí atau:

“Sénhers, que cau que parlem mei haut e clar! Que cau díser francament qu’en hèit, las raças superioras qu’an un dret sus las raças inferioras. [...] Que torni díser qu’i a tà las raças superioras un dret pr’amor qu’i a tanben un déber tad èras. Qu’an lo déber de civilizar las raças inferioras.”
Quitament en aqueths temps, un devís d’aqueths qu’èra gausat e, abans la rebecada trelusenta balhada dus dias après per Clémenceau, qu’ei Maigne que responó suu pic en l’emicicle: “Ò! Qu’ac gausatz díser en lo país on eston proclamats los drets de l’òmi!”. Puish qu’estó seguit per Guilloutet:“B’ei la justificacion de l’esclavatge e deu comèrci deus negres!”.
Aquestas referéncias au 1789 e 1848 qu’èran hèra justificadas: a despieit deu son passat esclavagista, racista e colonialista, França que’s distinguí particularament a l’òra deu combat de l’emancipacion de l’òmi. E que sabó tanben desvolopar lo concèpte de laïcitat en passar deu maine de la raça a lo de la religion. Lo ahar Dreyfus, la lei deu 1905, lo tribalh entreprès a l’entorn de la Shoah que permeton de superar aquesta vielha soca antisemita qu’estó particularament activa en daubuns moments de l’istòria d’aqueste país – que’ns podem brembar Simone Veil que contava com s’avèva d’estujar l’insigne d’escot judiu aus transpòrts publics deu Niça deus ans 30. Se França que podó tractar en pregondor los problèmas pertocant tant a la raça com a la religion, n’estó pas parièr tà las lengas e culturas. Atau ne podem pas estar susprés de tornat trobar, dens los escriuts de l’editorialista de l’Express (Christophe Barbier 22/12/2015) aquesta vielha mescla de sentiment de superioritat e paternalisme:
“A las culturas basca, bretona, alsaciana, picarda o berishonna, la que prospera a Bastia, Ajaccio o Corte n’a pas arren a envejar. Mes la cultura francesa, mescla e transcendéncia d’aquestes apòrts regionaus, qu’ei d’un òrdi infinidament superior.”
La juxtaposicion deus mòts “infinidament” e “superior” que poderé har sorríder se tot l’editoriau n’estossi pas tant problematic tau hèit còrse. En purmèr lingüisticament, lo còrse qu’ei tà Christophe Barbier“un dialècte calorós e cantadís, pauc propici aus arsecs oratòris en bèth aténher pertocant accents de gravitat”. Categorizar las lengas atau qu’ei curiós… Com ac ditz Ngalasso Mwatha, Professor de sociolingüistica e de lingïistica a l’Universitat Miquèu de Montanha:
“Uei lo dia, qu’admetem generaument que cada lenga organiza la pensada e ditz lo monde d’ua faiçon pròpia, e que totas las lengas que pòden tot díser dab mejans tan diferents com eficaçes”.
La vision de Christophe Barbier n’ei finaument pas luenh de la definicion deu Nouveau Petit Robert deu 2009 que balhava lo mot patuès com un“parlar locau, dialècte emplegat per ua populacion pas guaire numerosa, sovent rurau e de la quau cultura e nivèth de civilizacion que son jutjats inferiors a los de l’ambient (qui emplega la lenga comuna)”.
E, com en la definicion deu diccionari, l’editorialista que passa de la lenga a la cultura:
“N’i a pas sonque que la lenga e la cultura francesas qu’agin accedit a l’universau.  N’i pas de Voltaire ni tanpauc de Hugo corsos, e qu’ei lo francés qu’entenem en los cenacles olimpics, gràcia a Coubertin, com en las arrengadas de las Nacions unidas, gràcia a De Gaulle”.
E cau brembar que tanlèu com lo 1793 la Terror deus jacobins que fixè l’eradicacion deus “parlars locaus” com un objectiu politic? Atau qu’ac disen los deputats Urvoas e Lang en lo lor ensai “Lengas e culturas regionaus: en acabar dab l’excepcion francesa”, tot aquò que “contribuí a hargar lo suberegò jacobin que, malament tà las lengas e culturas regionaus, adaiga largament la hauta administracion e la classa politica francesas.” Los parlamentaris que parlan quitament de 5 sèglas de discriminacion de la quau la lei Deixonne estó lo purmèr vertadèr contrahuec en 1951 a despieit de “la representacion nacionau, en los ans 1950-1970, que demorè massivament e, a còps, forcivament ostila a las lengas regionaus” e que “lo poder executiu, embarrat en los sons reflèxs anti patuès ne dè pas guaire la mustra”. E totun la lenga còrsa ne figurava pas en la quita lei Deixonne e que devó esperar l’an 1974 entà aparéisher dens l’ensenhament. Ne vedem pas com en aquestas condicions ua auta lenga que lo francé poderé desvolopà’s… Au lòc de voler desencusar, compréner o reparar -  ne seré pas aquò lo pròpi de lo qui defen las valors universaus? Ne seré pas aquò l’actitud de l’òmi civilizat? – l’editorialista que contunha dab un cèrt cinisme en estimar que Corsega ne saberé de cap manièra sufí’s a era medisha: lenga “dialècte”, cultura d’un òrdi inferior a la francesa, que n’a pas tanpauc ua economia de capatge pr’amor que“independenta, ne podrà pas estar mei qu’un paradís fiscau adaigat de dinèrs cascants e doblat d’un vast ecomuseu per toristadas” e tornarà estar un
“confeti encombrat de crabas e castanhèrs”.
L’istorian Patrick Weil qu’ei hòrt mei enclarit quan fixa l’egalitat deus drets com lo purmèr motor de construccion de la nacion francesa e, uei lo dia, qu’ei l’egalitat de las lengas e culturas que permeterà a París e Corsega de trobar ua relacion tan apatzada com equilibrada. Un editoriau d’aqueths, dab los sons concèptes d’inferioritat e superioritat, que sembla gessit d’un passat escorrut e ne pòt pas sonque har puisheu au son objectiu en har créisher l’enveja d’emancipacion deus còrses. Pr’amor que se l’òmi deux sègle XIX que vivó dens un sistema que’u hasèva interiorizar e adméter l’inferioritat de las soas lenga e cultura, lo deu sègle XXI n’ei pas mei enganhat per arren. E com mei anar, mei se desvoloparà ua consciéncia còrsa a la quau d’ara endavant arren ne pòt pas har puisheu. E ua tau consciéncia, dinamizada per l’executiu locau, que se’n vederà entà definir lo son lòc dens un carcan derivat deu jacobinisme. En mei qu’aquèste executiu ne deisharà pas d’emparà’s sus l’esperit de la Convencion internacionau deus drets deu mainadèr e la Carta europea de las lengas regionaus o minoritàrias, las duas qu’eston signadas per França mes jamei vertadèrament aplicadas. Que vau la signatura de França en aquèste maine? Renan que disèva
“L’òmi n’ei pas l’esclau ni de la soa raça, ni de la soa lenga, ni de la soa religion, ni deu cors deus arrius, ni de la direccion de las cadenas de las montanhas. Ua grana agregacion d’òmis, sana d’esperit e cauda de còr, que crea ua consciéncia morau que s’apèra ua nacion.”
Lo temps qu’ei arribat d’ara enlà de saber se volem ac inscríver en ua optica egalitària e umanista o lavetz, se persistim dab un sistema fondat sus ua ierarquia eretada de la Terror.
V.Delòs

20 février: 300° émission Adishatz + concert de Maragane

Un peu de , le 5 February 2016

[FR] Samedi 20 février à 15H,salle des Fêtes Saint-Romain a Sauvatèrra de Guiana en Gironda, l’enregistrement de la 300 ième émission ADISHATZ, se fera en public au profit des élèves de la Calandreta(école occitane) de BARSAC avec le groupe “MARAGANE”.Entrée 5 euros.

 [OC] Maria Elena DESERT es la convidada de l’emission ADISHATZ. Fa partida del grop MARAGANE qu’aurem lo plaser d’aculhir lo dissabte 20 de febrièr dins una emission en public a partir de 3 oras de la tantossada dins la sala de las fèstas, 4 carrièra Sant Roman a Sauvatèrra de Guiena en companha dels escolans de la calandreta del Siron.
MARAGANE

MARAGANE

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24 janvier: théâtre gascon et dictée occitane à Pessac (salle de France)

Un peu de , , le 22 January 2016

  Dimenge 24 de genèr “Salle de France” Pessac / Peçac

Qu’ès aquò ? Ua jornada d’encontre de totas las personas de Gironda a qui agrada la lenga nosta !

 

On se harà ? A PESSAC , sala deu barri France, rua A. France (paralèla au gran camin d’Arcaishon, darrèr lo comisariat de policia de l’av deu Gl Leclerc)

 

Lo programa de la jornada:

 

11 òras : Dictada per 3 nivèus de coneishença : escolans, adultes aprenents, estudiants e adultes acostumats d’escriber

 

Mieidia : Distribucion de prèmis e aperitiu auherit a tots Disnar tradicionau a 10 € sonque per los participants a la dictada e lor familha -5€ per los mainats de mens de 10ans (se har seguir lo cobèrt) Bolhon dab vérmisèl – borit de bueu e de vetèth,- hromatge – còca e café – vin blanc e roge.

 

3 òras deu vrèspe : teatre deu terrador gascon per « Los Bohons au tòp » de Bazats – A gratis per los participants a La Dictada Entrada a 5€ per los qui vieneràn sonque per l’espèctacle

 

infò: contact@ostau-occitan.org / 05 56 36 30 27dictada_occitana_600 IMG_4094

 

Conférence sur les Cercles de Gascogne à Bègles le 20 janvier

Un peu de , , , le 15 January 2016

L’association Luna d’Aiga vous invite à une conférence-échange sur : Les cercles de Gascogne   Par Jean-Jacques Fénié, agrégé de géographie, co-auteur d’ouvrages toponymiques, chroniqueur occitan à Sud-Ouest et co-auteur du livre « Histoires et vie des cercles de Gascogne »  Ed Confluences .                    

le mercredi 20 janvier au Théâtre du Levain à Bègles à 19h 30.  
Les cercles, cafés associatifs, nés au milieu du XIX° siècle dans le Bazadais et le nord des Landes, demeurent encore aujourd’hui des lieux importants de la vie locale et citoyenne.
Vous êtes attendus dès 19h, autour d’un verre et de tapas.
Théâtre du Levain. 26 rue de la République. Bègles. Tram C. Arrêt La Belle rose

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