C’est la rentrée !

Un peu de le 20 septembre 2012

Aprenem l'occitanComme tous les ans, la rentrée des grands vient après celle des enfants ! Les cours d’occitan pour adultes reprennent dès le mois d’octobre. Que vous souhaitiez vous perfectionner ou tout simplement commencer par apprendre les bases, vous trouverez surement un cours près de chez vous !

Sur le site Aprenem l’occitan, vous trouverez non seulement la liste des cours de Gironde, mais également la liste de tous les cours proposés en Occitanie et ailleurs…

Stage de chant occitan

Un peu de , le 12 septembre 2012

Jeudi 11 & Vendredi 12 octobre

Stage de chant occitan

Manu ThéronSous la tutelle bienveillante de Manu Théron, chanteur du Còr de la Plana, l’Ostau Occitan et Chez le Pépère proposent un atelier pour se familiariser avec la pratique du chant traditionnel occitan. Dans une ambiance bon enfant, en jouant avec humour entre tradition et modernité, vous apprendrez beaucoup de choses, de quoi en tout cas vous donner envie de (re)venir aux cantèras du Café Gascon, organisé chez le Pépère chaque troisième mercredi du mois.

De 18h30 à 22h30 le jeudi et le vendredi – Chez le Pépère – 19 rue Georges Bonnac – Bordeaux – 10€

ATTENTION ! Le nombre de place étant limité, nous ne prenons les stagiaires que sur réservation, dans la limite des places disponibles (20-30 personnes maximum). Le stage allant du jeudi au vendredi, nous ne pourrons retenir que les personnes assurées d’être présentes les deux soirs. Une participation de 10€ sera demandée aux stagiaires, pour contribuer à la venue de leur professeur.

Réservations uniquement par mail auprès de l’Ostau Occitan, au ieo33@ieo-oc.org.

Conférence de Yan Lespoux

Un peu de le 22 août 2012

Vendredi 24 août à 19h00 dans le cadre plus qu’agréable, de la Grange du patrimoine à Montalivet.

Dans le cadre de l’exposition « Gironde occitane » Yan Lespoux donnera une conférence sur Pierre-Louis Berthaud natif de Gaillan en Médoc

Elle s’adresse à tous les publics. (La langue utilisée est majoritairement le français). Merci de diffuser l’information. Los Tradinaires

Yan Lespoux est professeur certifié d’occitan et docteur en histoire contemporaine. Il est membre de l’équipe de Recherche Redòc (Recherche en domaine occitan) au sein du laboratoire LLACS (Langues, Littérature, Arts et Cultures du Sud) de l’Université Paul Valéry (Montpellier III). Il a travaillé sur la revendication en faveur de l’enseignement de l’occitan depuis la Seconde guerre mondiale et le mouvement d’oc de l’Entre-deux-guerres à nos jours. Il consacre actuellement ses recherches à la personne de Pierre-Louis Berthaud et à la manière dont le mouvement occitaniste moderne appréhende l’histoire de l’Occitanie.

Pierre-Louis Berthaud par Yan Lespoux, Vendredi 24 août, 19h00, Grange du patrimoine, Avenue Jean Moulin, 33930 Montalivet

Festival Occitan Mascaret

Un peu de , , , le 3 août 2012

MASCARET : Festival Occitan de Bordeaux

Qui a dit que Bordeaux a perdu son âme occitane ? Ville majeure au ras de la frontière linguistica entre oïl et òc, en territoire gascon, mais si proche du languedocien et du limousin, ouverte sur l’Atlantique,… C’est vrai qu’avec tout cela, elle a su magnétiser des influences diverses. Bordeaux est une métropole linguistique, donc ouverte en grand sur l’Occitanie.

Tout au long de la première quinzaine d’octobre, l’Ostau Occitan-IEO33 invite l’Occitanie a reprendre ses marques en Gironde à l’occasion du tout jeune festival Mascaret.

Pour en savoir plus, consultez le programme !

Bordeaux, Ville gasconne

Un peu de , , , le 2 août 2012

À Bordeaux, les plaques de rues sont ici pour nous rappeler le passé gascon de la ville, au moins au Moyen-Âge. Déjà, dans la vie de chaque jour de tout Bordelais : Pèir Berland, Sent Cristòli, la Bastida, pòrta Calhau… peu de gens doivent savoir que cela est occitan…
rue du CancéraVoyons les rues : les sonorités gasconnes se trouvent principalement dans la ville médiévale (délimité par le cours de l’Intendance, le cours d’Albret, et le cours Victor Hugo, ancien Fossat daus Carmes) et les faubourgs (Sent Miquèu, los Chartrós…).
Il faut citer les ruas Permentada (= pavada), Maucodinat, de las Alaudetas (au XIV° siècle, rua deu Putz deus Alaudats), daus Alamandèirs (= amandèirs), dau Cancerar, Cauça Roja, daus Caperans (rua Pèir Macau au Moyen-Âge), de la Fusteria (=menuiserie ; au Moyen-Âge, elle était divisée en rua de las Salinèiras, de la Fusteria, de la Grava, Carpentèira e Sent Miquèu), Jan Santz (« Gensan » en français), Guirauda, dau Har (au XV° siècle, rua de la Tornapica deu Far), l’Auradèir, Leitèira (connue ainsi dès 1254), de Margaus, Maubèc, Mautrèit (« Mautrec » en français), daus Menuts, dau Miralh, Monadèir, Nèva, de l’Ome Mòrt, de las Palancas (avant, rua deu Molin de Sent Andriu), daus Pontets (en 1427, rua deus Pontet de las Salinèiras ou deu Puiadeir), Pòrta Dijaus, dau Putz daus Casaus, dau Putz de Cujòlas (devenue …«Despujols » en français), de la Rossèla (mentionnée au XII° siècle !), Sent Elègi, Sent Jacmes, Sent Remèdi, Sent Simeon, Sòr Menuda (dite de las Menudas pròishe l’Olme de Papon), de Solèir, Tomba l’Òli, Traversana ; l’andròna Maucoihada ; le cai de las Queirias ; les plaças Sent Pèir et Sent Progèit (une des plus vieilles de Bordeaux).

Un peu d’étymologie…

Le nom de la rua de las Èiras viendrait, selon Courteault, du lieu où elle est née, qui était une région de palus. Mais il viendrait plutôt, selon d’autres sources, du latin area, « emplacement à bâtir ».

rue des Ayres

Au contraire de ce que nous venons de voir, quelques rues avec un nom occitan se rapportent à un nom de personne (Barrèira, Tausiar, Pèiracava, Mestresat…).

La rua Senta Caterina avait plusieurs nom au Moyen-Âge, quand elle n’était pas si droite qu’aujourd’hui. De la place de la Comedia à la rua Pòrta Dijaus, c’était la rua Pòrta Medòca ; jusqu’à Sent Progèit, granda rua Sent Progèit puis rua Banqueria ; jusqu’à avant le cors d’Alsaça e Lorrena, rua de las Tres Marias ; jusqu’à la rua de las Èiras, rua de la Cadena ou rueta deu Molin de la Cadena ; jusqu’au cors Victor Hugo, rua deu Cahernan ou Caifernan ; jusqu’à la plaça Sarrail ( = Putz daus Augustins), rua Bohaut ; enfin, rueta Sent Julian.
Aussi, certains lieux à l’extérieur de la vieille ville portent des noms gascons qui correspondent à d’anciens domaines ou terres cultivées. Par exemple, la rua d’Auvidèir (autrefois a l’Avidèir ou a Sarporar), le passatge Cantacrit (maine de Canta Grith), la ciutat Gratacap (a Grata Cap, au XIII° s.), la rua dau Junc, la rua de Ladors (maine de Lador daus Arcs, dans le vallon de l’estey de Ladors), avinguda de la Ròca, ruas Maucalhau, Barralh Brutlat, dau Petit Miòt, Pèira Blanca, dau Serporar ; avinguda daus Quaranta Jornaus

Souvent, les chemins -dont le nom était avant tout descriptif- portaient le nom du lieu où ils menaient : ainsi, nous avions la grand rua de Bècgla (rua de Bègla), le camin de Solac (rua Font d’Audèja), le camin de Sent Laurent d’Escuras (rua Mouneyra), la granda rua (ou camin) de Pessac (rua de Pessac), le camin de Sent Nicolas au Sablonar (rua de las Sablèiras), le vielh (ou grand) camin de Tolosa (cors de la Somme), le vielh camin de Brujas (rua de Tivoli), le grand camin nèu de Tolosa (cors de l’Yser). La rua Charles Marionneau, elle, portait de petit nom de… rueta per on l’òm va de la glèisa Sent Seurin au pui de Pont Long e a Pont Long.

Gabrièu Balloux.

Article publié dans Lo Sarmonèir, n°9